Le miroir de sorcière, ce miroir rond à la surface convexe, permet en un clin d’oeil de voir l’intégralité d’une pièce, d’une situation, tous les côtés dans une seule vue.

C’est de cette curiosité optique qu’est venue l’idée de la série « Sorcières ».

La sorcière ici n’est pas la créature malfaisante des contes de fées, elle est juste une femme, dans sa multiplicité, son mysticisme, sa séduction et sa beauté.

La femme capable de se diriger sans l’aide de personne, celle qui représentait un danger extraordinaire dès le XV° siècle, c’est d’ailleurs sur cette peur que les hommes ont forgé le mythe de la Sorcière.

Ici, point de magie, de potion ou de bave de crapaud, juste une imagerie propre à ce mythe, comme si Ève et sa pomme devaient toujours évoquer la mauvaise sorcière, comme si la pomme devait toujours être le seul fruit défendu, comme si le rouge était toujours la couleur du diable, comme si le miroir disait toujours la vérité, comme si le chardon n’était toujours qu’une « herbe de sorcière », comme si les cartes disaient toujours l’avenir, comme si, comme si…

Tous mes projets

Alban Gernigon, photographe lillois autodidacte, né en 1976 dans les Hauts-de-France, Alban Gernigon, après avoir travaillé comme professionnel de l’image, et ayant essentiellement exercé à travers le monde dans la production et la photographie de reportage en entreprise, met aujourd’hui son énergie et sa créativité dans le développement de ses projets photos personnels.

À mi-chemin entre l’approche documentaire et artistique, on y trouve une forme de «poésie par l’image», à la fois graphique, évocatrice et troublante.
Ses projets Le Témoin et Presqu’OVNI ont été récompensés lors des Transphotographiques 2019 (lauréat Photographes Hauts-de-France).
Les récents projets Urban Visions et Tunnelbana, mettaient déjà en scène des lieux publics, façonnés par l’homme mais où l’absence de l’humain devient presque obscène.

Au moment du confinement, le photographe a voulu couvrir ce moment d’histoire, où sa ville s’est retrouvée « vidée » de ses habitants.

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Projets marquants
Série «Hobos»
Portraits argentiques de sans-abris aux USA, Europe et Canada.

Transphotographiques 2019
Lauréat des Photographes Hauts de France avec les séries Le Témoin et Presqu’OVNI

Janvier 2020
« Tunnelbana » réalisée dans le métro de Stockholm. Récompensée par FujiFilm.

Avril 2020
« Insolation » sur Lille en état de confinement – Exposée virtuellement par la Maison de la Photographie de Lille. Publiée dans Fisheye Magazine, Openeye.

Septembre / Octobre 2020
« Insolation » sur Lille en état de confinement – Exposée à la Maison de la Photographie de Lille en Septembre 2020. Publiée dans Fisheye Magazine, Openeye.

Décembre 2020
« Insolation » présentée à l’exposition virtuelle 3D “confinement, dans l’attente de la renaissance” organisée par Openeye Magazine.

Mars 2021
« Sorcières »